L’affront

Il y a ces toutes premières choses que tu dois affronter.

Rentrer dans cette hôpital en appuyant sur le bouton du premier niveau, où la sous tes yeux tu vois maternité niveau deux.

Il y a cette femme avec cet immense bouquet qui demande quelle entrée prendre pour la maternité. Puis pour enfoncer ce putain de clou qui te demande si le parking est gratuit pour les visiteurs car elle vient d’avoir un petit fils.

Il y a ce parking que tu connais … par coeur cette entrée EF.

Moi je tourne à droite, peut -être qu’un jour je re tournerai à nouveau à gauche.

Il y a ces box d’attente devant lesquelles tu passes avec ces femmes enceintes jusqu’au cou qui touchent leurs ventres. 

Il y a ce sourire de compassion que l’on te fait, ou cette marque d’empathie que l’on te montre.

Il y a cette toute petite boîte que tu as choisi aux pompes funèbres avec ce cœur que tu as fait rajouter. Ce coeur de rose blanche que tu as choisi.

Il y a cette toute première fois où la musique se met dans ta voiture, te rappelant qu’il faut continuer à avancer et te battre.

Il y a dans ce rétro dans lequel tu vois tes enfants et qui te rappelle malgré tout qu’ils sont là.

Il y a ces cartons dans ton garage, ceux que tu as gardé précieusement et tu te poses la questions reserviront-ils un jour pour nous?

Il y avait ces bébés sur Facebook, ces gens qui se plaignent de rien d’être enceinte mais toi tu as ton ventre vide tu préfères donc abdiquer et fermer ton compte pour te préserver. 

Il y a ces voisins qui se demandent pourquoi tu es encore en arrêt maladie.

Il y a le bébé des voisins qui ne cesse de pleurer et gazouillier dans le jardin attenant.

Il y a ton aîné qui scrute si t’es yeux sont mouillés.

Il y a ce premier dimanche pas le plus facile celui de la fête des pères.

Il y a ces potes qui s’invitent chez toi pour se baigner mais toi tu n’as pas envie de voir quelqu’un tu as envie de rester dans ton silence dans tes pensées.

Il y a aussi les femmes de ces potes enceintes jusqu’au cou qui viendront se rafraîchir dans ta piscine et là tu préfères prétexter un truc à faire et marcher jusqu’en haut d’une colline et admirer la vue et penser.

Il y a toutes ces choses que tu fais sans faire attention et tu passeras donc ton temps à faire des boulettes.

Le fer à repasser est il éteint, tu reviendra donc chez toi vérifier mais tu oubliera la clé sur la porte…

Tu te diras aller continue avance où tu couleras ma vieille pour te rappeler qu’il ne faut pas couler.

Il y a tant de il y a mais au milieu de tous ça il y a moi. Essayant de rester debout dans la tempête de mon cœur.

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Publié dans Pma

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