RETOUR à la case départ

Dans un deuil, paraîtrait-il qu’il y’a plusieurs étapes…

Moi la perso j’en suis à l’étape où je scrute le ciel en lui disant pourquoi moi bordel.

Entre je m’apitoye sur moi comme un peu on s’apitoye sur le regard de cet enfant dénutri sur médecins sans frontières.

J’ai cru naïvement qu’on allait m’aider et m’épauler.

J’ai même cru je vais t’avouer que toutes ces personnes méchantes qui avaient bousiller ma vie à coup d’harcèlement, de publications haineuses, de réflexions humiliantes, de rabaissage excessifs allaient puiser au fonds de leur conscience… et en ce regardant un beau matin d’automne dans leur miroir allaient se dire ok …

ok j’ai pas été sympa mais aujourd’hui je vais essayer d’être un minimum sympa avec c’te pauvre connasse.

ET bien comme à mon habitude … mon caractère rêveur à définitivement trop rêver et m’a conduit directement à la case psy….

Vous reprendrez bien un p’tit lexomil ma petite dame.

J’ai donc pris rdv avec ma psy… qui grâce à moi va pouvoir faire construire une nouvelle aile à sa villa tellement que je lui rapporte de l’argent au fil de mes dépressions.

J’ai donc pris mon tél… afin d’entamer une nouvelle thérapie pourtant cette fois le doux nom :

ok tu m’aimes pas, tanpis pour toi.

J’ai vraiment du mal à accepter le fait que comme une pauvre conne j’ai laissé traîner le fait que je voulais me marier à l’église et que bordel n’ayant plus de famille, je réalise donc que visiblement c’est plutôt la honte pour moi… et donc surtout ni mon père ni ma mère m’aura vu marier dans une vrai robe … avec un vrai chignon… tout ça peut te paraître hyper superficielle mais je dois faire ce deuil.

Malheureusement, au fil des jours je me suis aperçue et bien c’est moche à te le dire mais que je n’appartiens plus à aucune famille.

Que se soit la famille de mon papa, que se soit la famille de ma maman pourtant je me souviens de ce 29 septembre, celui où l’on murmurait à ma maman ces doux mots.

Ces mots qui m’ont fait sourire intérieurement dans ce moment solennel…

Ne t’inquiète pas Monique on s’occupera de ta fille.

Puis vient ce néant ce vide… celui où l’on m’ a appeler chaque jour, puis chaque semaine et enfin juste quand on veut un truc.

Genre la table, le buffet, la chambre de tatan Monique.

C’est dur à accepter mais c’était purement et simplement prévisible…

Je m’y étais preparée. Un peu comme une machine.

J’ai même été hyper sympa j’ai filé tout les meubles….

J’avais même essayé de bien les associer à ma peine, les laissant choisir des textes pour l’office, les laissant choisir les fleurs…

J’ai même donné certaines choses de valeur comme un bijou avec un diamant à ma tante qui doit valoir la bagatelle de 3000 euros mais au fonds de moi je trouvais qu’elle le méritait.

Je crois que j’ai essayé de les acheter pour qu’ils continuent à me regarder malheureusement je crois que c’est la vie c’est comme ça quand tu perds tes parents quelque chose se casse.

….

Puis il y a eu les mots sympa de ma belle mère… les sous entendu… les messes basses et ça …

ET bien ça je n’y étais pas prête…

Elle a d’abord avouer être très en colère que des membres de la famille de son époux décédé soit présents…

Car je crois que moi je suis une machine de guerre, j’ai pas le droit d’être aimé ni d’inspirer le respect par qui que se soit.

Au fonds de moi j’étais même contente de voir qu’on m’apprécie enfin ! Que quelqu’un sur cette terre m’apprécie bordel.

Puis ma belle mère nous a avouer avoir monter sa famille contre moi… une claque … je suis toujours dans mon petit coin je ne réponds jamais au méchanceté…

J’ai trouvé cela dur … en faite car je trouve pas que se soit juste envers moi où peut être suis je trop narcissique et peut être que je m’aime trop.

Il y a eu aussi ces publications facebook qui auront définitivement conduit à ce que je quitte facebook je n’y étais pas prête non plus…

Cette manière de faire que cela n’apparaissent que sur mon mur … pour pouvoir nier en bloc.

Aujourd’hui je pense que tu peux détester quelqu’un mais as-tu le droit de lui faire du mal ? C’est la question que je me pose ou alors suis-je beaucoup trop susceptible.

Je me sens bien seule face à tout ça… j’essai de ne pas lâcher la poignée de ma poussette qui me tient encore sur terre.

xxx

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