La reine de la pma ou pas đŸ‘‘

Aujourd’hui je suis autoproclamĂ©e reine de la Pma … C’est vrai quoi! Vous allez me dire rien que ça!

Oui! Rien que ça!

Au fil des jours, vous allez comprendre Pourquoi je suis devenue par le biais de mon utérus, Mais aussi de mes ovaires The Queen!

Bref! Je suis reine! 👑

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Pause amoureuhze 💖

S’Ă©vader s’envoler.

J’ai eu ce besoin de partir ce week-end rien qu’avec MOnsiEur Pma.

De prendre notre petite valise Ă  roulette et de partir voir autre chose.

Loin du travail car la semaine fĂ»t dure et extrĂȘmement compliquĂ©e [une semaine de merde quoi].

Loin de la Pma, mon prochain rdv n’est que jeudi prochain. [Ça fera plus d’une semaine que Margarette n’a eu pas de visite]

Loin de mes douleurs du dos [bon faite bien dit elles m’ont suivi ces ga****].

Ce samedi matin, on n’a ouvert la porte de la voiture devant chez Mamie, on n’a embrassĂ© notre progĂ©niture et nous les avons lĂąchement abandonnĂ© avec un minimun culpabilitĂ©. [Oui, ils nous suivent de partout d’habitude].

On a rejoint l’autoroute du Soleil et comme son nom l’indique nous cherchions un peu de soleil.

Vers 12h00 nous avons fait escale Ă  Orange dĂ©jeunĂ© dans un petit resto sympa « Les saveurs du marchĂ© » d’ailleurs si tu es du cĂŽtĂ© de Orange je te conseille fortement cette table.

Avec son accent Corse, le propriĂ©taire m’a redonnĂ© du Soleil dans mon petit coeur. Mes papilles ont appreciĂ© sa cuisine maison, faite de produits frais locaux.

https://www.petitfute.com/v33635-orange-84100/c1165-restaurants/c4-cuisine-francaise/1457741-les-saveurs-du-marche.html

Ensuite, nous avons visitĂ© la vieille ville Ă  pied [histoire de nous cultiver et de digĂ©rer] je crois mĂȘme que j’ai un chouĂŻa Ă©nervĂ© MOnsiEur Pma [que j’avais dĂ©jĂ  auparavant Ă©nervĂ© sur l’autoroute Ă  cause du rĂ©gulateur de vitesse] mais j’arrivais pas Ă  me repĂ©rer sur le plan [un truc de femme ça encore].

La ballade au coeur de la ville finit. Nous revoilà à prendre la route [sans régulateur de vitesse] direction Avignon.

MOnsiEur Pma grand amateur de bons crus, nous avons donc fait un dĂ©tour par ChĂąteauneuf-du-Pape. [Waouh, tous ces domaines splendides et grandioses]. Les vignes Ă  perte de vue. Je me suis ressourcĂ©e rien qu’en admirant cette magnifique carte postale.

AprÚs ce léger détour, nous arrivons à Avignon.

Nous logions face au jardin du Palais des Papes, avec la Madone qui surplombait notre chambre. CĂŽtĂ© jardin, loin de l’ascenseur et des escaliers [l’hĂŽtesse d’accueil Ă  vu en moi un potentiel d’emmerdeuse de compĂ©tition].

AprÚs avoir déposé notre valise, nous sommes allés prendre notre dose de Soleil dans la vieille ville.

Nous avons eu de la chance car il restait pile poil deux places dans le petit train.

Nous voilĂ  parti Ă  la decouverte de la citĂ© tranquillement assis vu ma sciatique c’Ă©tait d’ailleurs mieux. [Quoi que de toute maniĂšre j’ai tout le temps mal. Au passage, je sais rien ne va jamais avec moi].

Une ville vraiment magnifique [j’en suis tombĂ©e amoureuse, les mots m’en manquent, quelle chance de vivre dans cette ville pour ses habitants], j’ai bien aimĂ© la ballade car nous voyons une multiplication de lieux mais surtout les explications, les anecdotes… Le prix est abordable 8 euros par adulte. L’animatrice Ă©tait super sympa.

http://www.cars-lieutaud.fr/

Une fois la ballade finie, nous sommes repartis Ă  pied. DĂ©couvrir la grande Horloge, les remparts et fait quelques folies dans la rue commerçante  [vins, chaussures, savons…].

Crois pas que je me suis encore achetée une paire de chaussures  [jen ai déjà acheté deux paires ce mois, non MOnsiEur Pma a aussi la folie des chaussures].

Nous avons cherchĂ© la brasserie dans laquel MOnsiEur Pma voulait qu’on dĂźne [absolument] car il y avait Ă©tĂ© en rĂ©union professionnel.[j’aurais mieux fait de me prendre un poteau ou d’ouvrir mon ptit futĂ©].

Verdict je te la dĂ©conseille fortement oublie la Brasserie du ThĂ©Ăątre cher, produit industriel, puis ce qui m’a le plus choquĂ©e le pain tombĂ© au sol et remit normal par le serveur dans la corbeille.

Nous avons profité la nuit tombée de la ville et des bùtiments éclairés.

Le lendemain, petite balade dans le jardin du DĂŽme Ă  la fraĂźche.

Quelques amplettes.  Le mythique pont d’Avignon, les remparts.

4 petites bougies Ă  la CathĂ©drale. Pour mon beau-papa, mon papa et pour nous et la Pma [ça ne s’oublie pas comme ça].

Un lĂ©ger dĂ©tour dans les petites rues, il est presque midi…

Le visionnage d’un tournage

Et nous voilĂ  reparti retour dans nos collines via la fameuse RN7 et sa fameuse route des vins.

Mais comme j’ai bien les ruines, nous avons mangĂ© un petit sandwich Ă  Mornas pour voir sa forteresse.

Un ptit arrĂȘt Ă  MontĂ©limar [la fille qu’a peine gourmande qui a prĂ©fĂ©rĂ© sacrifier un village mĂ©diĂ©val Ă  son estomac]. 

Nous revoilĂ  enfin parti pour de vrai sur la Route des vins. J’en ai pris encore plein les yeux. Ces coteaux. MalgrĂ© les kilomĂštres on a tellement profitĂ© que cela est passĂ© tellement vite.

J’ai mĂȘme vu les vignes Jaboulet AinĂ© depuis le temps.

Un petit arrĂȘt Ă  Saint-Étienne-de-Valoux pour visiter sa chapelle dans les coteaux de Syrah, et une bonne grimpette pour nous.

Et reprise de la route. Promis on n’arrĂȘte de s’arrĂȘter car nous sommes pas encore rendu.

Un week-end magique et merveilleux qui m’a permis de me ressourcer tout simplement.

Des Ă©toiles plein les yeux 💑🌟

Rendez-vous en terre connue 

Aujourd’hui nous avions rdv chez Dr Tisane alias la gynĂ©co d’la pma.

ArrivĂ© 15 min avant pile poil le temps des Ă©tiquettes. [OUI, je sais que j’ai la carte V.i.p Pma mais Ă  chaque fois je fais des Ă©tiquettes pour biper au parking et donc ne pas payer! Ah ah ah!]

MontĂ© Ă  l’Ă©tage, puis attendre dans cette fameuse salle d’attente que globalement je connais par coeur.

Je pourrais te dire le nombre de chaises moches, les affiches a4, rien qu’en fermant les yeux.

Nous voilĂ  donc Ă  attendre comme Ă  son habitude MOnsiEur Pma fait le clown. [genre blague du beau-pĂšre pas trĂšs marrante].

Dr Tisane arrive, elle m’annonce qu’elle a une stagiaire suis-je d’accord? [Dans ma minuscule tĂȘte: j’me pense- Margarette n’est plus Ă  un visiteur prĂšs. Si cela continue la moitiĂ© de l’hĂŽpital aura vu Margarette]

Bien sĂ»r! Dr Tisane [j’acquiĂšse comme une niaise].

Nous voilĂ  Ă  parler, de la fiv 2 qui ne sera que la fiv 1 bis en rĂ©alitĂ© vu que cerealmonstre a remis le compteur Ă  0. [Seule toi vraie pmette comprend ce calcul sortie de Sup’ Math Pma]. Pour faire simple lorsque une fiv donne un bĂ©bĂ© ta fiv s’annule et ton compteur repart Ă  0.

On contrÎle ma réserve ovarienne, me voilà donc à poil ça faisait longtemps tient donc. Bonne nouvelle, elle est super.

J’lui pose la question s’il y a un follicule car d’aprĂšs le thĂ©orĂšme de putain ils veulent ma mort, je suis censĂ©e ovuler samedi avec toutes leurs potions magiques [euh bein Non!]. En mĂȘme temps, si j’Ă©tais normale comme fille je serai pas ici. [Si si ! Le rĂ©alisme ne tue pas].

Me revoilĂ  habiller [tkt maintenant avec Margarette nous avons tellement l’habitude que je mets des vĂȘtements pratiques.]

J’me [rĂ©]assois devant l’immense bureau la stagiaire toute jeunette me structe.

Et nous parlons:

MĂȘme protocole que cerealmonstre mais qu’avec 150 de gonal car la derniĂšre fois 24 follicules.

Remise du protocole, des consentements, des ordonnances…une ordonnance deux puis trois puis faite bien dit que deux.

Et lĂ  jen viens Ă  parler de grande boss la femme qui n’aimait pas les femmes qui voulaient procrĂ©er . [Bon on n’y reviendra sur un autre article mais un matin ma charmante grande boss (la mĂ©chante) m’a informĂ© que suite Ă  ma demande d’heure pour « j’ai la pma », si polichinelle venait se nicher, je devrai aller bosser ailleurs]. Donc je demande si je pourrais avoir un arrĂȘt dĂšs la deuxiĂšme partie du protocole pour que grande boss ne s’aperçoit pas de ma fiv… Il faut que je passe en commission [laissons tomber j’ai dĂ©jĂ  deux gastro de prĂ©vues pour ces futures dates, un mal de dos…] tel a Ă©tĂ© ma rĂ©ponse. [J’ai franchement plus envie de me prendre la tĂȘte, j’irai chouinĂ© chez Dr Tergal qui lui n’aime pas grande boss vu que sa femme est juste le mĂ©decin scolaire qui elle mĂȘme ne l’aime pas.]

Puis, une petite derniĂšre ordo pour la route celle de MOnsiEur Pma.

Elle nous demande de monter en suite en biologie pour prendre un rdv pour rencontrer Dr Mamour alias le biologiste [l’homme qui murmurait Ă  l’oreille des ovules]. Fait chier! Car mĂȘme s’il est beau qu’est ce qu’il est mĂ©chant  [je sais j’aime personne mais c’est de sa faute le dernier coup il voyait pas l’intĂ©rĂȘt de la naissance de cerealmonstre si c’est pour que je finisse avec trois cancers sur les bras comme ma maman et en plus un enfant en bas Ăąge] bref va falloir le [re]convaincre.

AprĂšs de gentil au revoir, nous voilĂ  donc repartie au 4Ăšme, vers Mme Beau sourire alias la secrĂ©taire de Dr Mamour [qui sourit pas beaucoup et que j’aime sans plus mais vu que j’aime personne ça ne nous change pas de d’habitude]. Elle nous propose un rdv bien-sĂ»r quand je boss au sinon ça ne serait pas marrant [donc en plus de mes deux gastro, mon mal de dos, juste avant j’aurais un dĂ©but d’angine.] 

Une ordo en plus [quelle collection c’est pire que PokĂ©mon].

Fin de notre aprĂšs-midi.

Rien de trĂšs folichon tu me diras juste un jour normal dans ce parcours.

Avec du recul, c’est un peu comme carrefour market tu demandes si tu as oubliĂ© un truc… genre tes vitamines, tes bas de contention. [Voui pour la ponction].

Tu acquiesces car de toute maniĂšre c’est eux qui dĂ©cident. En faite tu subits.

L’Ă©cole de la vie

Au fonds de mes rĂȘves je souhaite ce petit dernier. A dĂ©faut de mon p’tit dernier, le matin je me lĂšve pour mes 395 ados.

Ils ont des surnoms que je leur donne, mon biquet, mon lapin, mon canard, ma petite biquette.

Il y a certains qui m’exaspĂšrent et que volontiers je roulerai en boule et enfermerai dans leur casier. [Je dĂ©conne la chambre froide! c’est mieux]

Il y a ses mots insolents [comme nique ta mĂšre la pute comme m’a dit mon ami du gang des bandes] ses provocations [comme ton prĂ©nom auquel l’ado aura rajoutĂ© un sale pute devant gravĂ© sur un pilier central bien en vue au sinon ce n’est pas trĂšs marrant]

Ces bagarres, d’ailleurs dĂ©trompe-toi se ne sont pas les garçons plus bagarreux. Non, aujourd’hui j’ai eu le droit encore Ă  une bagarre entre filles Ă  s’en arrachĂ© les extensions [vrai! Grande bosse a fini avec une touffe sur son manteau].

Ces rivalitĂ©s entre bandes et quartiers qui m’epuisent.

Ces lolitas qui s’habillent comme des femmes de 25 ans et mettent des talons vertigineux, mettent un pot de fonds de teint pour venir en cours. [Sauvons les baleines]. Des faux-cils, des extensions. Qui arrivent donc chaque matin avec deux heures de retard.

Il y a des gentils et gentilles qui vous répondent bonjour Madame quand vous les saluez le matin.

Ces bobos que je soigne. Ces blessures que je panse.[parfois on touche la misĂšre du doigt]

Il y a bonne dose d’humour car il m’en faut. Ma dose d’optimisme.

Les copains de foot de grandmonstre que je connais depuis leur 6 ans qui font un peu parti de la famille. [Je suis un peu leur 2nd maman, entre perte d’exercices, oublie de cahier…]

Il y a aussi ma propre famille, j’ai dĂ» apprendre a conjuguĂ© entre tata, cousine et surveillante.

Ces ateliers que parfois j’anime par passion. Pour qu’ils s’en sortent dans la vie. 

L’aide aux devoirs, pour donner Ă  tous les mĂȘmes chances.

Les voitures caillassées du vendredi soir.

Au milieu de tous ça, il y a nous. Une bande de joyeux surveillants qui préfÚrent voir le cÎté positif.

Nous sommes en quartier difficile, 60 % des enfants vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Pourtant, nous sommes dans la France profonde avec notre accent.

Certains parents, ne savent ni lire, ni Ă©crire.

Certains enfants n’ont pas de limite posĂ© par leurs parents, d’autres refusent les rĂšgles.

Alors, nous sommes-lĂ  pour les aidĂ©s, pour leurs donnĂ©s la chance d’y arriver, nous sommes-lĂ  pour palier aux carences Ă©ducatives. Nous sommes-lĂ  pour transmettre nos valeurs.

Jte promet que ce n’est pas facile tout les jours. Mais je suis passionnĂ©e.

J’ai dĂ©couvert l’envers de l’Ă©ducation avec des professeurs passionnĂ©s d’enseigner. Des professeurs qui aiment leur mĂ©tier, qui adaptent de nouvelles pĂ©dagogies Ă  eux. [J’aurais aimĂ© dans les annĂ©es 1995 que le collĂšge soit cette Ă©cole de la vie pour moi].

Chaque jour, je me bats, je soulĂšve des montagnes pour eux. Je fais ceci comme j’aimerai qu’on le fasse pour mes propres enfants.

A eux mes 395 ados,

Je leurs souhaite le meilleur dans la vie et j’espĂšre que cette Ă©tape du CollĂšge leur aura enseignĂ© les bases de la vie.

L’intimitĂ© tu oubliera 

Globalement une mĂšre de famille met 9 minutes sous la douche.

La douche c’est mon moment Ă  moi oĂč mon esprit s’Ă©vade. J’aime bien penser sous la douche [je sais c’est pas un secret ici je suis bizzarre mais je me soigne]

Je file donc sous la douche.

  1. PremiĂšre ouverture de porte grandmonstre cherche son tĂ©lĂ©phone Ă  vrai dire je suis tellement habituĂ© que franchement je m’interrompte mĂȘme pas. [A cette phrase je pense: biquet t’avais qu’Ă  savoir oĂč tu l’as laissĂ©].
  2. DeuxiĂšme ouverture de porte grandmonstre m’informe qu’il a retrouvĂ© son portable. [Mais si tu as bien suivi le 1. je m’en fou toujours de la perte de son portable].
  3. TroisiĂšme ouverture les yeux plein de shampooing cerealmonstre vient carrĂ©ment sous ma douche me dire qu’il a fait un biyou Ă  Luna sa chewie pour la Valentin. [Nous sommes toutes ravies de sa prĂ©cositĂ© sur le sexe opposĂ©. Par acquis de conscience je demande si c’Ă©tait sur la bouche ou sur la joue.] Il part.
  4. QuatriĂšme ouverture de porte mon mari m’informe que le repas est prĂȘt. [Toi aussi ma vieille tu pousses de te laver Ă  18h59].
  5. CinquiĂšme ouverture toujours cerealmonstre pour me dire que son frĂšre l’avait bousculĂ©. [Oh! Le vilain].

Il y a pas de sixiĂšme ouverture car j’ai fermĂ©.

la joie d’ĂȘtre maman.

Puis s’en oublier trois textos dont un de ma petite boss.

Les blessures de l’Ăąme 

Il y a de ça quelques mois alors que tu Ă©tais entrain de dĂźner comme chaque soir devant le 19/45 alors qu’on se connaissait pas, moi j’Ă©tais dans ton p’tit Ă©cran tv.[plutĂŽt culottĂ©e la fille]

Entre deux bouchĂ©es, entre deux pensĂ©es pour ton injection du soir, tu t’es concentrĂ©e Ă  Ă©couter ce que disait cette fille lors de ce reportage tv.

Tout a Ă©tĂ© si vite. A midi mĂȘme, la rĂ©dac me contactait car je n’ai pas changĂ© de tĂ©lĂ©phone depuis 2009. Les voilĂ  arrivĂ©s une heure plus tard car depuis 2009 j’ai dĂ©mĂ©nagĂ©.

Notre salon, c’est ainsi tranformĂ© en studio de tournage sous les yeux Ă©bahis de grandmonstre.

Puis, nous avons fait un retour en arriĂšre sur cette ancienne vie de 2003 Ă  2009.

Il y a eu en octobre 2003, cette premiĂšre claque j’aurai dĂ» partir ne pas pardonner en pensant Ă  un accident de parcours. Une autre, puis une autre, un coup de poing.

Cela devenait une habitude pour le pĂšre de grandmonstre. Une routine.

Cette routine devenait de plus en plus violente, comme ce plat surgelĂ© pris dans la mĂąchoire, ses points sur l’arcade gauche qui me rappelle d’oĂč je viens le matin.

Les années filent et la violence est montée crescendo. Le démontage psychologique aussi. Je perdais pied et confiance en moi.

Il y avait ses fleurs qu’il m’offrait aprĂšs ses violences. Des chrysanthĂšmes signent que j’allais bientĂŽt mourrir.

De cette ancienne vie, je me souviens de ma joue sur ce carrelage froid, me recevant des coups de pieds dans le dos.

De mes cheveux longs qu’il tirait jusqu’Ă  les arrachĂ©s de mon crĂąne.

De ces tee-shirts manches longuent que je portais mĂȘme l’Ă©tĂ© par 30 degrĂ©s pour cacher mes bleus.

Puis, il y a eu ce déclic: ce couteau sous ma gorge nous étions en octobre 2009 dans cette cuisine.

J’ai pris conscience que j’allais y rester et laisser seul grandmonstre face Ă  ce pervers narcissique violent. J’ai pris conscience qu’il fallait qu’on se sauve de ce piĂšge.

Avec le recul, j’aurais dĂ» partir plutĂŽt car quelle dĂ©but de vie j’ai offert Ă  grandmonstre.

J’ai trouvĂ© cette force en moi de dire non de dire STOP.

J’ai repris confiance en moi.

J’ai reconstruit une belle vie aprĂšs ce cataclysme pour cet enfant, pour la prunelle de mes yeux.

J’ai aprĂšs Ă  vivre comme ancienne victime de violences conjugales.

J’ai appris Ă  refaire confiance Ă  l’ĂȘtre humain.

J’ai appris Ă  ĂȘtre jugé par les autres de ne pas ĂȘtre partie avant.

J’ai tĂ©moignĂ© pour donner force et courage Ă  toutes ces victimes. Peut-ĂȘtre que j’ai mĂȘme sauvĂ© une vie, peut-ĂȘtre mĂȘme qu’une femme a decidĂ© de quitter son conjoint grĂące Ă  mon tĂ©moignage.

A mon ainé,

A mes parents qui m’ont soutenu, Ă  ce papa parti trop tĂŽt tout lĂ -haut,

A mon mari qui a guéri mes blessures

J’ai la Pma

Pour certains, malheureusement la Pma est un peu une maladie contagieuse (type gale) ou honteuse (type hĂ©morroĂŻdes au trou d’balle).

Pour certains, on nous regarde avec beaucoup de pitié (genre la pitié que tu as en regardant 66 minutes et un reportage émouvant).

Pour certains, on voit MOnsiEur Pma comme un homme sans kékéquette, ou un instrument fonctionnant trÚs trÚs mal. Qui aurait dû mal à satisfaire son épouse Madame Connasse.

Pour mon pharmacien, je vois des $$ dans ses yeux quand je viens chercher mes ordonnances.

Certains, nous dirons c’Ă©tait pas prĂ©vu aussi tĂŽt cette grossesse mais on n’a eu peur d’ĂȘtre comme vous. [Non! Tu ne pourra jamais ĂȘtre aussi gĂ©nial que nous]

D’autres nous dirons, c’est bizarre que ça marche pas. [Tkt j’le fais exprĂšs juste pour avoir des Ă©chos et des prises de sang].

D’autres nous ferons remarquer que grandmonstre est nĂ© naturellement. [Ça c’Ă©tait la belle Ă©poque].

Et puis y’a toutes ses phrases qui ont elles aussi bien faillit crever mes tympans.

Moi, j’ai la copine d’une copine, qui Ă©tait l’ami de la belle soeur, du beau-frĂšre de Louis qui a appelĂ© le coupeur de feu. [Ah bon! Et le mec il coupe le feu Ă  distance? Promis! J’ai rĂ©pondu ça! Car j’ai toujours pas compris comment le coupeur de feu faisait pour couper le feu Ă  distance d’ailleurs – je suis pas en feu moi??].

Il y a toutes ses recettes de M.Gogeule et de ses fameux et fabuleux forums. Tu devrais essayer la pierre de lune, le persil, l’homĂ©opathie

Il y a ce budget cierge que j’ai. A Ă©voquer tout les saints, mon propre pĂšre, celui de MOnsiEur Pma, ses grands-pĂšres, la marainne de grandmonstre.

Il y a tout ces grigris que j’ai qui remplissent mon sac Ă  main et comme-ci cela ne suffisait pas parfois j’en accroche Ă  ma culotte de coton [oui faut porter d’la culotte de coton bio achetĂ© chez Zeeman]. Cette Ă©pingle Ă  nourrice dans ma veste avec la mĂ©daille miraculeuse.

Il y a tant d’espĂ©rance chaque mois quand je vais voir l’acupuncteur. Quand je prend ma fiĂšvre.

Il y a tant de il y a. Au milieu y’a MOnsiEur Pma et MadAmE Pma.

J’en n’ai voulu Ă  la vie mais ça na servi Ă  rien.

J’en n’ai voulu Ă  la terre entiĂšre mais ça n’a aussi servi Ă  rien.

J’en n’ai voulu Ă  moi-mĂȘme me demandant ce que j’avais fait de mal dans ma vie pour avoir que de la merde en retour [croĂźt moi je suis une winneuse dans la catĂ©gorie]. Mais lĂ  aussi ça n’a servi Ă  rien.

J’ai essayĂ© d’ĂȘtre meilleure avec les autres. [Bon j’ai fait plaisir Ă  certains] mais globalement ça n’a servi Ă  rien.

Alors j’ai pris la Pma en 2013, c’Ă©tait un matin de fĂ©vrier. Nous sommes en 2017 et je n’ai toujours pas guĂ©ri.

Je me soigne promis, mais ça n’a pas l’air de passer comme ça.

Si j’avais une baguette magique, je nous guĂ©rirais toutes.

Mais malheureusement ni baguette magique, ni vaccin.

Alors, je vis Pma, je mange Pma, je dors Pma, Je pense Pma et j’en passe.

La chambre du prĂ©-ado☹

Dimanche chez nous, il y a une tradition bien pourrie d’ailleurs le matin. Une tradition que toute mĂšre de famille qui se respecte doit subir (oui! LĂ  on parle de subir). Il s’agit du mĂ©nage hebdomadaire

Aujourd’hui je suis d’humeur Ă  commencer par l’Ă©tage, subtil subterfuge pour que MOnsiEur Pma commence a dĂ©broussailliĂ© le bas {avoue que c’est plutĂŽt rusĂ©}. Me voilĂ  Ă©quipĂ©e comme jamais avec mon vaporetto, mes chiffonnettes, mon pshit-pshit {fait maison}.

LancĂ© dans ma conquĂȘte de la propretĂ©, j’arrive devant l’immense porteđŸšȘde grandmonstre prĂ©-ado qui se respecte. Bon je vais t’avouer un truc le reste de la semaine, j’Ă©vite -voir mĂȘme j’ignore cette porteđŸšȘ. Pas que je n’aime pas mon fils, non je respect son intimitĂ© {oui! Je te mens}

Non, voir sa chambre me dĂ©prime đŸ˜«. J’ai parfois peur de retrouver un Ă©niĂšme cadavre de chaussettes đŸ˜– entre deux tiroirs ou sous l’amas de draps et de couettes qui lui sert Ă  la fois de bureau, lit, penderie. Pas que nous n’avons pas les moyens de lui payer ses diffĂ©rents meubles, mais Ă©coute ils sont flambants neuf et je pense mĂȘme qu’ils pourront servir pour ses propres enfants vu que lui ne les aura pas beaucoup usĂ©s. 

Je prend donc une Ă©norme respiration, ma main tremble sur le loquet de la porte, je sue donc je suis. Allez courage ma vieille! Ouvre bordel.đŸšȘđŸšȘđŸšȘ

J’allume la lumiĂšre. Et hop! Je constate l’ampleur de la tĂąche Ă  vu de nez. Bon, cette semaine il avait effectuĂ© un prĂ©-rangement [c’est comme un rangement mais vu d’un Ɠil ado].

Je vide la poubelle, remplie d’ailleurs je me demande s’il sait que nous disposons d’un vrai bac communal pour vider les p’tites poubelles. 

Je referme les portes de la penderie pardon j’ai pas pu. Non, voir toutes ses heures de repassage foutu en bouleđŸ”«đŸ”«. [Je dĂ©conne car je repasse plus pour lui je plie].

Je ramasse l’interro d’histoire☠ sous son lit. Je ferme son cartable. Une vision d’horreur đŸ˜± me brĂ»le les yeux toutes ses feuilles dĂ©geulantes et froissĂ©es.

PAIX A CE SAPIN đŸŒČđŸŒČđŸŒČ MORT POUR GRANDMONSTRE đŸŒČ et son prof d’histoire đŸŒČ que j’aime pas trop [en vrai t’aime personne ma pauvre fille- c’est pas faux mais c’est pas vrai jte ferai un bel article sur Lettre Ă  ce prof d’histoire gĂ©o trop vieux pour enseigner]

Je fais la poussiĂšre et hop! Je referme vite au cas oĂč qu’une chaussette đŸ‘œm’agresse.

J’ai survĂ©cu en ce beau dimanche.

Humeur😉 et fureurđŸ˜Č de cette semaine 

AprĂšs avoir dĂ©versĂ© un flot de larme😭 le week-end, ce lundi j’avais encore mes yeux gonflĂ©s😎 mais j’ai un super pouvoir celui de faire comme-ci de rien n’Ă©tait.

Le dĂ©ni est aussi mon ami donc j’essai de bien faire attention Ă  ne pas marcher sur cette bande.

Lundi, il pleuvait⛆ et j’ai pas pris de parapluie pour sentir la pluie couler sur mon visage. Musique Ă  fonds me voilĂ  parti Ă  7h11 pĂ©tante au CollĂšge.

AprĂšs, une matinĂ©e ou on n’aurait dit que j’avais un balai dans le cul… j’me suis sentie obligĂ©e de faire des blagues et dire des conneries pour me prouver Ă  moi mĂȘme que ça allait presque bien [faut pas deconner].

Mardi, j’ai toujours pas pris de parapluie pour sentir la pluie⛆ sur mon visage, je suis toujours autant sadique, ce matin-lĂ  sur un air des Uniteds kids, mes larmes se sont melĂ©es Ă  cette douce pluie. Ma journĂ©e d’la pure crotteđŸ’© elle a atteint son sommet Ă  deux reprises:

  • Mon ami escobar le lascar 🙈🙉🙊 qui me dit: je cite dans la prose -Ă  boit de l’air:  « jmen bas les couilles, tu me casses les couilles, t’as qu’Ă  te barrer » j’ai juste voulu lui prendre son carnet pour mettre un mot Ă  sa charmante maman en lui expliquant que: sa progĂ©niture ne cesse de crĂ©er des vagues d’Ă©meutes dans notre cour. Bon on n’est samedi j’ai toujours pas mis le mot😂.
  • Puis ma mimi, la standardiste/cuisiniĂšre [y’a qu’Ă  l’Ă©duc que tu trouves des mĂ©tiers aussi multitĂąches] m’a appelĂ© et m’a lachĂ© un: alors ? Alors rien, j’ai pleurĂ© mais j’me suis vite arretĂ©e car mon collĂšgue rentrait dans le bureau.

Bon j’ai trouvĂ© le courageđŸ˜„Â de le dire Ă  mes deux acolytes de collĂšgues. D’envoyer un texto Ă  ma mĂšre.C’est pas comme si je la croisait chaque matin mais j’ai pas eu la force.

Mercredi, il pleut⛆ toujours croĂźt pas que j’habite en Bretagne parce que j’ai remarquĂ© un truc quand je suis triste bizarrement il pleut comme si mon coeur de pierre extĂ©riorisait mes Ă©motions. J’ai couru, j’Ă©tais toujours aussi triste et en prime j’me suis tapĂ©e un putain d’exercice de crotteÂ đŸ’© svt pour grandmonstre. D’ailleurs mon hypothĂšse que sa prof de Svt fait exprĂšs de mettre des exercices irrĂ©solvables se confirme -je pense qu’elle souhaite mettre les parents au dĂ©fi- bref je googlolise donc je suis donc ma vieille j’lai trouvĂ© na! Ma progĂ©niture aura donc son double point vert.

Jeudi fin de la semaine Ă  l’Ă©ducation nationale je dĂ©conne: des ados boutonneux surexcitĂ©s, bagarreurs😈 et en prime insolant et malades [maladie imaginaire]. Ayant un coeur de pierre type marbre j’ai donc renvoyĂ© le gang des bandes en cours [pseudo lascars qui ont mal Ă  la main, au genou, et au pied et ont tous une bande]. Vref… plusieurs dĂ©clenchement d’alarme la routine quoi.

Mon esprit, ma langue a fourchĂ© plutĂŽt que dire Lola est en stage, j’ai donc dit Lola est enceinte.

A cette phrase ma petite boss [la gentille] et mon ancienne responsable ont bondi. Euh! Mes chewis affolez-vous pas j’ai fait une fc. Elles se sont effondrĂ©es donc j’ai ravalĂ© mes larmes, la boule dans ma gorge et j’ai dis:

-Non, ne vous inquiĂ©tez pas ça va aller. [Bon c’est pas vrai, mais elles Ă©taient autant dĂ©sespĂ©rĂ©es  que moi]. A cette phrase elles m’ont fait remarquĂ© que mĂȘme au fds du trou, je lĂšve la tĂȘte et je dis que ça va aller. [Oui c’est vrai mais j’aime bien maĂźtriser la situation].

Vendredi la vraie fin de la semaine sur les rotules. Ma petite boss avait rangé son grand bureau donc conclusion elle est enervée mais pas pire que la grande boss.

Jlui ai demandĂ© si c’Ă©tait Ă  cause de moi.

-Non mais je suis en colĂšre contre la vie et ses injustices. Vous avez toujours le sourire, vous vous pliez en quatre et la vie ne vous remercie pas.

AH c’est pas grave!? Lui ai-je rĂ©pondu. Parce que je ne savais pas quoi dire.

Au dĂ©tour d’un couloir, j’ai croisĂ© mon ancienne responsable qui m’a prise dans ses bras et m’a offert du chocolat. Elle m’a fait promettre de retenter une fiv.

Lana a fait un dessin, c’est une petite en Ulis, qui m’arrache parfois un sourire quand mon coeur est triste. Elle est si douce encore bercĂ©e dans ce monde de l’enfance.

Conclusion de la semaine: 4 prises de sangs de 2 prĂ©lĂšvements pour ĂȘtre sĂ»r que le bĂȘta hcg redescend bien et que la ferritine n’est pas Ă  son mini ma grande spĂ©cialitĂ©. Je pĂȘte la forme, pas parce que je suis en forme parce que je suis au summum de l’angoisse, de l’anxiĂ©tĂ©.

Ma citation de la semaine :



CrĂ©dit illimitĂ© en Pma et couple đŸ’

Et le couple dans tout ça? 

BientĂŽt la Saint-Valentin et certaines publications vont encore me piquer les yeux!?!

Oui! Il y a ceux :

  • Qui aime bizzarement leur valentin spĂ©cialement pour le 14 fĂ©vrier et qui nous le cri haut! Et vraiment trĂšs fort! ArrĂȘte! Soyons un minimun rĂ©aliste si tu as besoin de crier ton amour -c’est que tu as besoin d’ĂȘtre reconfortĂ© par ton nombre de likes- [petit-mais hyper rĂ©aliste].
  • N’oublions pas ces tonnes de photos de cadeaux oĂč lĂ … Le concept de la Saint-Valentin est amplement respectĂ© {et que tu me dĂ©montres par (A+C)x Cb2 que la Saint-Valentin est pour toi une fĂȘte commerciale}. Bref ça me fou le tournis.
  • Puis y’a NOOOUUSS

Je t’aime 365 jours par an. Tu m’aimes pour mon caractĂšre de cochon. Je t’aime pour ta positivitĂ©. Tu m’aimes pour mes qualitĂ©s. Je t’aime pour tes dĂ©fauts et puis ton putain de c■l si sexy {d’ailleurs j’me dis parfois que tes clientes du matin ont dĂ» bol de te voir dans ton pantalon bleu marine qui te fait un putain de c■l}.

Je t’aime pour ce qu’on n’a traversĂ©, pour ce qu’on traverse, pour cette oreille attentive.

Alors mon Valentin, ma moitiĂ© je n’ai pas besoin de cette date pour me rappeler qu’on s’aime.

BientĂŽt 6 ans d’amour. Et je vois cet amour grandissant. J’ai parfois mon cƓur qui s’emballe en jouant la chamade ne pensant rien qu’Ă  l’amour qu’on se porte.

Tu es toujours-lĂ , avec des petites attentions.

Tu as de la peine quand tu me vois me piquer car tu te sens impuissant face Ă  la situation. 

Je taime 

Notre amour dans tout ça, n’est que renforcĂ© par ce parcours. Notre amour survit Ă  la Pma. Je pense mĂȘme que cette putain de Pma n’a fait que de nous rapprocher.

Nous sommes un peu les survivants de Koh Lanpma.

À toi mon ange, ma bonne Ă©toile🌟

À ton odeur, ton sourire

Portrait Chinois 🎊

Si j’étais un objet, je serais ton alliance pour ĂȘtre toujours Ă  tes cotĂ©s.

Si j’étais une couleur, je serais du bleu, j’ai toujours aimĂ© cette Ă©lĂ©gance que j’ai avec mon slim et ma p’tite veste noir.

Si j’étais un pays, je serais le Portugal: la terre de mon grandmonstre, j’ai toujours kiffĂ© ce pays et ses traditions.

Si j’étais un son, je serais le bruit de la pluie qui me berce quand je suis couchĂ©e dans mon lit.

Si j’étais une odeur, je serais celui du parfum de ma maman cette douce odeur lĂ©gĂšrement poivrĂ©e.

Si j’étais une saison, je serais le printemps quand je redescend du CollĂšge et que je vois le soleil illuminĂ© la colline d’en face, cela me rappel toujours ce papa parti trop tĂŽt.

Si j’étais un couple (ou duo), je serais avec MOnsiEur Pma et nous serions simplement nous car nous sommes unique l’un complĂšte l’autre.

Si j’étais une fleur, je serais une orchidĂ©e.

Si j’étais un poĂšme, je serais en trichant la chanson de Jean Jacques Golman « lĂ -bas »: {tout est beau, tout est sauvage, libre continent sans nuage} en hommage Ă  ce papa qui s’est battu pour nous.

Si j’étais un proverbe, je serais :

Si j’étais un moment de la journĂ©e, je serais la pause-dĂ©jeuner car bordel mais qu’est-ce qu’on se marre, cela me fait oublier le quotidien pesant.

Si j’étais une date, je serais le 01 juillet 2011 avant tout ce combat, ce jour oĂč ma vie a basculĂ©, ce jour oĂč nous nous sommes aimĂ©.

Si j’étais un objectif, je serais celui de ta tablette et ton application.

Si j’étais un souvenir d’enfance, je serais Ă  cĂŽtĂ© de toi quand tu bricolais ta R5 et que je te servais d’assistante.

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